Centième singe
Une experience expliquant le concept d’Inconscient Collectif cher à Jung.


Le centième singe est une expression désignant, à l’origine, un phénomène supposé par lequel un apprentissage se serait répandu depuis un petit groupe de singes à toute la population des singes de la même espèce, une fois qu’un certain nombre d’entre eux aurait été atteint.

Dans le courant New Age, l’expression se rapporte à une propagation paranormale d’une idée, d’un savoir ou d’une capacité au sein d’une population humaine (comme dans le concept de résonance morphique de Rupert Sheldrake) sans qu’il y ait de transmission visible et une fois qu’un nombre clé de personnes aurait acquis ce savoir ou cette capacité.

Le phénomène est considéré dans la communauté scientifique comme une légende urbaine.

Origine de la théorie

Lyall Watson, dans son livre Lifetide, rapporte le constat de scientifiques japonais ayant étudié des macaques (Macaca fuscata) sur l’îlot de Kōjima (ou Kōshima) au sud de Kyushu de 1952 à 1965. Une femelle appelée Imo, avait pris l’habitude de tremper les patates douces dans l’eau d’une main et de retirer le sable qui les couvrait de l’autre avant de les éplucher et les manger1. En quelques années, les scientifiques ont observé que ce nouveau comportement s’était répandu à tous les jeunes singes de l’île par mimétisme.

À partir de ce constat, Watson initie cette nouvelle thèse de la « masse critique » en prétendant que ce comportement se serait répandu aux singes de toutes les îles avoisinantes sans qu’il y ait la moindre transmission visible et cela au moment où un nombre clé aurait été atteint, le fameux centième singe, à partir duquel l’espèce entière aurait acquis automatiquement un nouveau savoir.

« Disons, pour les besoins de l’argumentation, que le nombre de laveurs de patates soit 99 et qu’à 11 heures du matin, le mardi, un centième converti s’ajoute aux autres. Mais l’addition de ce centième singe amène le nombre au niveau d’une sorte de « seuil », de masse critique, car, le soir toute la population de la colonie procédait de la même manière avec les patates. Non seulement cela, mais le procédé semblait avoir franchi les barrières naturelles et s’être manifesté spontanément, comme le font les cristaux de glycérine dans des récipients scellés d’un laboratoire, jusque dans les colonies d’autres îles et sur les terres dans un groupe de Takasakiyama »3.

L’histoire a été popularisée en 1984 par Ken Keyes dans son livre Le Centième Singe où il applique le concept à l’ensemble de la société humaine. Depuis, cette histoire est apparue dans de nombreux ouvrages.

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