Une application pratique de la Programmation neuro-linguistique connue aussi sous la dénomination PNL.

Il est vrai que des personnes actives dans le monde du sport soient formées à la PNL.

Il existe des domaines, secteurs, environnements où la PNL a démontré sa « valeur ajoutée ».

Ben Shinobi se dénommant comme un éducateur de tennis et passionné de retrogaming, partage avec nous son expérience.

« La pratique et l’enseignement d’un sport comme le tennis m’a beaucoup apporté dans la manière de jouer aux jeux vidéo. Lorsque j’ai commencé à enseigner le tennis il y a 18 ans, je n’avais pas spécialement conscience des qualités nécessaires pour être un bon joueur de tennis. Un entraineur doit imposer une certaine discipline à ses élèves s’il veut les voir évoluer à un meilleur niveau. La pédagogie et la didactique m’ont fait très vitre comprendre que les qualités mentales et psychologiques sont prépondérantes pour progresser aussi bien pour l’enseignant que pour l’élève. Je pense que ces mêmes qualités mentales sont nécessaires pour être un bon joueur de jeu vidéo.

A mon sens, je distingue trois qualités importantes aussi bien pour le ‘gamer’ que pour le sportif: la persévérance, la rigueur et la patience. Au dela du sport et des jeux vidéo, ces qualités nous sont d’ailleurs essentielles dans la vie de tous les jours.
Néanmoins, le problème majeur rencontré par tout compétiteur (sportif ou gamer) est la gestion du stress; c’est un élément qui peut galvaniser certains ou faire s’écrouler les autres. Dans ma carrière de sportif, j’ai souvent rencontré ce problème et seule une bonne préparation mentale peut faire la différence. La PNL (programmation neuro-linguistique) m’a beaucoup aidé en tant que compétiteur de tennis et je me suis rendu compte que cette méthode m’a fait également évoluer en tant que ‘gamer’.
La différence principale entre ces deux disciplines est la dépense d’énergie physique. Un sportif peut évacuer une partie du stress (et toutes autres formes de tensions nerveuses) grâce à cette dépense d’énergie alors le ‘gamer’ assis devant son écran est contraint de canalyser toutes ces tensions négatives. La préparation mentale est l’une des clés pour réussir une performance vidéo ludique.

Avant toute recherche de performance, il est essentiel de privilégier le travail et l’entrainement. Pour une compétition de tennis (tournoi, match par équipes…), plusieurs semaines d’entrainement seront nécessaires pour arriver en pleines possessions de ses moyens le jour J et Il en va de même pour un superplay. Par exemple, je travaille actuellement sur un nouveau jeu (Raiden 3) et je suis parti d’un niveau 0 (je n’y ai jamais joué auparavant). J’ai travaillé tous les stages du jeu indépendamment pendant plus de quinze jours afin de mémoriser les patterns et la coordination nécessaire. Seulement à la suite de cet entrainement intensif (et assez fastidieux par moment), j’ai commencé à jouer des parties entières en les enregistrant. La difficulté majeure est de remettre en place tout ce qui a été travaillé à l’entrainement dans une seule et même partie. Il y a beaucoup d’échecs au début mais grâce aux qualités citées (persévérance, rigueur et patience), les performances arrivent progressivement.
Néanmoins, je tiens à préciser une différence de taille entre la performance vidéo ludique et la performance sportive: l’adversaire. D’un coté, le compétiteur sportif doit faire face à un être humain qui réagira humainement (avec ses qualités et ses faiblesses) alors que le ‘gamer’ lui devra faire face à une machine bien programmée.

Etre opposé à un jeu vidéo est à mon sens plus simple à gérer car les réactions de l’ordinateur seront toujours prévisibles (avec une connaissance minimum du jeu).

Néanmoins, qu’on soit dans le sport ou dans le jeu vidéo, mon expérience m’a démontré que l’adversaire le plus difficile à maitriser en compétition reste soi même. »

Ben Shinobi

 

Source: http://www.newsring.fr/medias-tech/523-le-jeu-video-peut-il-etre-considere-comme-une-discipline-sportive/7822-les-memes-qualites-mentales-sont-necessaires-pour-etre-un-bon-joueur-et-un-bon-sportif